le rouge et noir

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LE BELEM

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dimanche 27 juillet 2014

Petit pays


Il y a dix huit mois, si on m’avait demandé de te localiser, je n’aurai pas su  répondre. Il a suffit de quelques mots échangés avec un de tes enfants, pour que ma curiosité soit éveillée.

En savoir un minimum, car lorsque je communique avec une personne, il m’est indispensable, de pouvoir la situer, l’imaginer dans son environnement. Quand je discute avec mon amie Norvégienne, je l’imagine sur une plateforme au milieu des mers ou bien dans une jolie maison embaumée par le « meilleur des gâteaux du monde« , d’ailleurs j’en prendrait bien une part.

J’ai donc appris, que tu étais composé de 10 îles divisées en deux séries : les iles au vent et celles sous le vent. Jusqu’en 1456, la nature était la seule à vivre chez toi, depuis des explorateurs Portugais sont arrivés et avec eux le commerce des esclaves… En 1975, tu leur as dit que tu étais assez grand, pour voler de tes propres ailes et tu as pris ton indépendance.

Tu m‘attires comme un aimant, petit pays, tu n’as pourtant plus de cinéma, quand au ballon ovale, tu ne dois même pas savoir qu’il existe, seul le ballon rond est roi chez toi. Mais tes côtes sont baignées par mon grand ami l’Océan Atlantique, et la musique est omniprésente, celle de la « diva aux pieds nus », et celle qui naît chaque soir, selon les émotions de l’instant. Et ces magnifiques paysages que j’ai pu voir sur les photos prises lors de ses randonnées, sont une invitation à venir les découvrir.

Petit pays, tu m’as ensorcelée, même lorsque, je me déconnecte de tout, que je m’abandonne à la nature, au milieu de la forêt de Brocéliande, pays des légendes du roi Arthur, loin des villes et des réseaux sociaux, tu arrives à t’imposer en t’installant sur les rives du lac de « Saint Malo de Beignon » juste en face de ma location.

Il a suffit, d’un rêve, de quelques mots échangés, pour que dans un peu plus d’une semaine, un bel oiseau blanc, me dépose chez toi