lundi 10 août 2015

Tu es tout ce que j'aime


Sauvage et aride, avec tes plages quasiment inaccessibles, où quelques pêcheurs remplis de courage, après de longues heures de marche, arrivent au bord de l'eau pour tenter d'y pêcher quelques poissons, d'autres plus chanceux, qui possèdent ou connaissent un propriétaire de 4x4, peuvent y aller jouer avec les vagues. Rare sont les touristes qui frôlent ce sable métissé, où se mélange le noir de chez toi et le blanc que les vents apportent de Mauritanie. Seuls les vrais amoureux de la nature, trouveront le guide qui les mènera vers tes plus beaux secrets. Car aimer la nature, ce n'est pas seulement voir les arbres, les fleurs, les animaux, mais aussi les terres arides, où même les acacias, n'ont pas de racines assez puissantes pour y trouver la moindre goutte d'eau. Là se dessine le lit d'une rivière, qui un jour devait rejoindre l'Océan. En approchant du rivage, on peut y voir des « melons de mer », puis au loin, une oasis avec deux ou trois palmiers, un acacia, une demeure abandonnée. Par quel miracle, la nature donnait à cet endroit, la paille que venait chercher les éleveurs pour donner à manger aux animaux, incontestablement quelque soit le nom qu'on lui donne, pour moi le seul Dieu, c'est Dame Nature. A PALHA CARGA, j'ai eu la certitude que je finirais mes jours auprès de l'Océan Atlantique, que ce soit en Euskadi, en Bretagne ou chez toi. Le chant de ses vagues sur cette plage sauvage, m'a permis d'enfin me retrouver.


Comme mon animal Totem, le loup, si j'ai ce goût pour la liberté, les liens sociaux me sont également importants, et c'est dans ta Capitale, que je les trouvent. Assise à une terrasse ombragée, mon café bu depuis longtemps, un livre à la main, les heures les plus chaudes s'écoulent lentement, les serveurs passent régulièrement, pas pour faire comprendre qu'il faudrait reprendre une consommation, mais pour s'assurer que les parasols protègent bien du soleil. Mon voisin a entamé la conversation. Malgré la différence de langue, nous sommes arrivés à échanger, sur les différents styles de vie d'ici et d'où je viens. Que je suis venue ici, pour me vider la tête, évacuer toute cette tension dû au stress Parisien. Un des réceptionnistes a décidé de m'apprendre le Créole de chez toi, qui est différent de celui des autres îles. Comme il ne s'écrit pas, et que ni lui ni moi ne connaissons la phonétique, je crains que mes connaissances en ce domaine, ne vont pas avancer à grand pas. La seule certitude, c'est que pour dire merci, on ne doit pas entendre ni de « o » ni de « a », c'est déjà un début. J'aime me promener dans ton marché qui s'habille de vert, de jaune et de rouge, et me régaler avec les bananes qui viennent de ta sœur, dont la baie te sépare.

Le matin, après un bon petit déjeuner, rien n'est plus agréable que d'aller se baigner à LAGINHA, où il est possible de faire des « longueurs » ou tout simplement profiter de la fraîcheur de l'eau et observer ce qui m'entourent. Si les jeunes courent, font des pompes les plus âgés, font de nombreux allers et retours sur le bord de l'eau. Un homme s'est dirigé, vers un de ces bidons qui sert de poubelles et y a pris un verre , cela a éveillé ma curiosité qu'allait-il bien faire avec ? Il s'est dirigé vers l'eau, a remplit le verre et s'en est allé vers la ville. Curieuse, mais pas espionne, je n'ai donc pas eu toute suite, la réponse à ma question. Ce n'est que le lendemain, que j'ai compris, cette eau, leurs servent à se rincer les pieds, pour ne pas transporter de sable en ville. Sur la plage, il y a aussi des tas de 3 ou 4 cailloux, qui sont ma foi très utiles pour éviter que les serviettes ne s'envolent. Ici, les gens se baignent de la même façon que moi, trempette, bronzage, trempette, et puis s'en vont. Celui que j'appelle mon correspondant Cap Verdien, n'a pas dû comprendre, quand je disais que je n'aimais pas être au milieu des parasols, où les serviettes sont collées les unes des autres, car rien de cela ici. Assurément j'aime cette plage.

Chez toi, pas de Mac Do, ni de KFC, mais de succulentes brochettes de crevettes et poulpe, de langouste , des tas de poissons .Les simples omelettes , et les légumes qui sont cuisinés avec ces herbes sont un vrai régal pour le palais . J'ai eu la chance de pouvoir apprécier, le boudin et le fromage de chèvre, à la ferme. Je n'aurais jamais pensé voir chez toi, une pintade, des cochons qui n'ont rien à envié à ceux de l'Euskadi. En tout cas ce fermier, prend un grand soin, ainsi que tout le reste de la famille, de tous ses animaux. Les amoureux du hamburger, auront la joie, de voir ce dernier sur les cartes des cafés. Peut-être en mangerais-je un avant mon départ, ils sont certainement meilleurs que ceux de chez moi. 

A la tombée de la nuit, une autre vie commence, celle de la musique. Cette année, je serais repartie pour ton grand festival de BAIA DAS GATAS, mais j'ai pu apprécié celui du MINDEL SUMMER JAZZ, où j'y ai entendu de très bons musiciens. La musique, chez toi, ce n'est pas seulement dans les festivals, c'est aussi chaque soir dans différents bars, au croisement de deux rues, ou tout simplement là où se trouve un musicien qui a envie de s'exprimer en jouant. Elle parle, souvent de cette nostalgie qu'on les gens d'ici, de ces rêves de voyage, d'aller voir ce qu'il y a de l'autre côté de cet Océan, d'oublier qu'ils vivent sur « un tas de cailloux », et en même temps, ne pas vouloir partir. J'ai entendu, dire que l'on s'ennuie, chez toi, et que beaucoup trouve refuge dans l'alcool. J'ai cette faculté, de ne pas connaître l'ennui, dés que je vois l'Océan, que j'entends de la musique, sûrement parce qu'ils permettent à mon imagination de me faire voyager.

Tu es tout ce que j'aime SAO VINCENTE


dimanche 8 mars 2015

Journée de la femme : "Messages aux hommes"






En ce jour de la journée de la femme, c'est à vous messieurs que je pense, « vous qui êtes les miroirs dans lesquels les femmes se contemplent à volupté. »

Ne tombé pas dans ce piège, du féminisme, qui voudrait vous voir renier ce que vous êtes, au nom de l'égalité, hommes, femmes. Au nom  des souffrances que vivent tant de femmes.










En quoi, l'utilisation de crèmes antirides et autres produits cosmétiques
abolira de telles souffrances ?



Moi, j'ai besoin de cette image rassurante de l'homme protecteur,
assumant ses devoirs, et pas de celle de cet homme qui ne daigne pas se lever pour une femme enceinte.




J'aime voir cet homme, qui avec un bouquet de fleurs, sourit en pensant au plaisir qu'il ferra à sa bien aimée, car ces fleurs sont celles qu'elle préfère ou de cette couleur qu'elle raffole. Mais que dire de celui, qui en meurt d'envie, mais qui n'achète pas ce bouquet, craignant, qu'on lui dise : «  Toi tu as quelque chose à te reprocher ? » .








 Messieurs, n'écoutez pas tous ceux qui disent savoir ce que veulent les femmes, nous sommes toutes différentes. Si nous rions c'est que nous sommes gaies et pas forcément conquise, et nous ne sommes pas toutes à attendre des textos, quotidiens, avec ces mots que vous avez trouver sur un site, accompagnés d'images de fleurs, de couchés de soleil... 






 


C'est tellement plus agréable,  de regarder ensemble un couché de soleil bien réel, et quel beau geste, tendre et à la fois puissant de celui qui dépose sur les épaules un peu de chaleur et protection, en offrant sa veste à une belle en robe légère ?






Celui ou celle qui nous a crée, nous a fait différent, et sûrement pour de bonnes raison, ne serais-ce que pour nous compléter...

samedi 17 janvier 2015

chaleur humaine






Elle s'était assise, comme elle le fait souvent, sur cette plage, en rêvant de ces magnifiques trois mats, qu'elle voit de temps en temps passer au loin. Ce jour là, la plage était déserte, il faut dire qu'elle était venue en fin d'après midi et en cette saison, il n'y fait plus très chaud.


Un homme est arrivé, il aurait pu être n'importe où sur cette plage, mais c'est près d'elle qu'il s'est installé. Elle s'est tournée légèrement vers lui, il lui donna un magnifique sourire, elle lui répondit en lui souriant également. Puis leurs deux regards se sont dirigés vers cette ligne qui semble séparer deux mondes.






Personne ne pourrait dire, combien de temps, ils sont restés là, sans échanger un mot, à regarder l'océan. Le soleil sentant le sommeil l'envahir, commençait doucement à prendre le chemin du pays des rêves. L'homme se leva, tendit la main à la femme pour l'aider à se lever.

 A cet instant, une petite fée tout vêtue d'orange, s'est mise en boule dans la main de l'homme, et la femme ressentit une douce chaleur l'envahir...


samedi 16 août 2014

Généreux Cap vert

Petit Pays tu m'attirais comme aucun autre pays ne l'a fait, ni même une région de mon propre pays et pourtant ceux qui me connaissent savent que l'Euskadi et la Bretagne sont chères à mon coeur.
Je suis venue à ta rencontre, et dés que j'ai mis un pied sur le tarmac de l'aéroport Césaria Evora, je me suis sentie chez moi. A aucun moment, je n'ai eu cette angoisse qui parfois arrive quand je pars à l'aventure, à me demander « mais que fais tu ici ? »


Petit pays tu m'as accueilli, comme je ne l'ai jamais été et tu me manques terriblement. Cela fait que quelques jours que je suis chez moi, dans ma maison, que j'ai eu ce besoin de fuir, d'aller m'assoir au bord de la Seine, sentir le vent dans mes cheveux, fermer les yeux et me revoir sur la plage de Mindelo. La Seine est trop calme pour m'imaginer sur celle de San Pedro. Les 24 premières heures de mon retour à Paris, je les ai passées chez des amis Haïtiens, chez eux, c'est un peu comme chez toi, il y a toujours de la musique mais surtout cet Amour, envers l'être humain.

Petit pays, je me sentais chez moi sur tes îles et ici comme une étrangère. Je pensais déjà partir de la région parisienne, mais depuis que je te connais, c'est devenu une certitude. Cette indifférence devient invivable. Pourtant ici, il ne manque rien, c'est peut-être là qu'est le problème. Mes concitoyens sont toujours en train de se plaindre et pourtant ils ont tout ce qu'il faut pour vivre, mais ils veulent toujours plus, de ces choses qui ne sont pas indispensables pour vivre. Nous sommes devenus esclaves de cette société de consommation. Esclaves des temps modernes, sans chaines, mais endoctrinés, pour nous faire consommer encore plus et nous faire croire qu'il n'y a pas d'autre style de vie.

Petit pays, je suis fatiguée de me battre ici, contre les moulins à vent de Don Quichotte. Si j'avais le courage, je chercherais comment faire pour venir vivre chez toi, et te donner tout cet amour qui est en moi et qui ne demande qu'a s'extérioriser. Je suis certaine que toi, petit pays, tu l'accepterais et que tu saurais me dire, comment le donner pour aider, ceux qui vivent chez toi et qui t'aime même s'ils ont cette nostalgie qui les caractérise, s'ils rêvent de partir, ils t'aiment.


Petit pays, certains dise que chez toi, on s'ennuie. A Paris, il n'y a pas de place pour l'ennui. En vérité l'ennui existe-t-il vraiment ? Est-ce que ce n'est pas tout simplement que nous ne savons plus apprécier de ne rien faire, de ne penser à rien... De considérer que c'est une perte de temps... C'est pourtant si agréable de s'assoir, comme moi en ce moment, au bord de l'eau, à l'ombre d'un arbre, d'un mur, et ne rien faire, de prendre le temps d'échanger avec le passant, de tresser les nattes des petites filles,  ou lorsque l'inspiration arrive jeter quelques lignes sur un cahier, sans penser à ce que sera demain...

dimanche 27 juillet 2014

Petit pays


Il y a dix huit mois, si on m’avait demandé de te localiser, je n’aurai pas su  répondre. Il a suffit de quelques mots échangés avec un de tes enfants, pour que ma curiosité soit éveillée.

En savoir un minimum, car lorsque je communique avec une personne, il m’est indispensable, de pouvoir la situer, l’imaginer dans son environnement. Quand je discute avec mon amie Norvégienne, je l’imagine sur une plateforme au milieu des mers ou bien dans une jolie maison embaumée par le « meilleur des gâteaux du monde« , d’ailleurs j’en prendrait bien une part.

J’ai donc appris, que tu étais composé de 10 îles divisées en deux séries : les iles au vent et celles sous le vent. Jusqu’en 1456, la nature était la seule à vivre chez toi, depuis des explorateurs Portugais sont arrivés et avec eux le commerce des esclaves… En 1975, tu leur as dit que tu étais assez grand, pour voler de tes propres ailes et tu as pris ton indépendance.

Tu m‘attires comme un aimant, petit pays, tu n’as pourtant plus de cinéma, quand au ballon ovale, tu ne dois même pas savoir qu’il existe, seul le ballon rond est roi chez toi. Mais tes côtes sont baignées par mon grand ami l’Océan Atlantique, et la musique est omniprésente, celle de la « diva aux pieds nus », et celle qui naît chaque soir, selon les émotions de l’instant. Et ces magnifiques paysages que j’ai pu voir sur les photos prises lors de ses randonnées, sont une invitation à venir les découvrir.

Petit pays, tu m’as ensorcelée, même lorsque, je me déconnecte de tout, que je m’abandonne à la nature, au milieu de la forêt de Brocéliande, pays des légendes du roi Arthur, loin des villes et des réseaux sociaux, tu arrives à t’imposer en t’installant sur les rives du lac de « Saint Malo de Beignon » juste en face de ma location.

Il a suffit, d’un rêve, de quelques mots échangés, pour que dans un peu plus d’une semaine, un bel oiseau blanc, me dépose chez toi




dimanche 1 juin 2014

Le pirate, la moussallionne et la fée bleue






Je n’ai plus besoin de prendre l’apparence d’un frêle roitelet, pour donner un peu de bonheur au beau pirate.

Je lui ai pris la main, et nous avons fait une longue promenade au milieu de la nature et petit à petit, elle nous a laissé voir ses trésors. Car celui qui était à mes côtés, savait utiliser, ce don que donne les fées, lorsqu’elles se penchent sur nos berceaux.

De nombreux animaux sont venus à notre rencontre, et surtout ceux que l’on voit rarement, comme le grand cormoran. Je ne me lasse pas de l’écouter raconter, les histoires, de ces contrées lointaines, dont il vient.  Plus d’une fois, j’ai eu envie de lui dire : « J’aimerais un jour embarquer sur un magnifique trois mats et aller visiter ce beau pays. ». Mais, à ce moment, je repense à ce que je vois parfois dans son regard, cette douleur, qu’il a au plus profond de son être, que je me tais.

Une fée, bleue, s’est posée tout près de nous, je sais qu’il lui a demandé à sa façon de l’aide. Elle était très belle dans sa robe bleue, que je me suis demandée, si ce n’était pas mon amie Viviane, qui nous accompagnait, car tout le long de cette balade, j’ai sentie sa présence.

Jolie fée, indique moi, le chemin à prendre, pour amener mon cher pirate vers la lumière. Donne moi, les moyens de soigner ses blessures, pour qu’un jour, je puisse lui dire ce que je ressens pour lui, depuis le premier jour, où je l’ai entendu joué pour un bal organisé au château de COMPER. Et plus je le connais, plus ce sentiment grandit. Donne moi, le courage, gentille fée, de ne pas lui dire, pas maintenant, car je ne veux que l’apaiser , et j’ai trop peur qu’en lui disant, ça ne lui fasse plus de mal que de bien. A moins que ce soit la raison pour laquelle, tu es venue à notre rencontre, pour lui faire comprendre que son bonheur, est tout près, à la portée de sa main…

samedi 17 mai 2014

Le pirate et le roitelet huppé


Dame Viviane, commençait à s'ennuyer dans son château de Comper, même Merlin n'arrivait pas à lui rendre son si beau sourire. Il faut avouer que nous avions du mal, à quitter ces îles du Cap Vert. Mais dés que nous avons appris la mélancolie de notre amie, nous n'avons pas hésité à rejoindre les côtes Bretonnes.

La fée Viviane
Qu'il est bon de se retrouver, chez soi, et reprendre nos jeux aquatiques. Nos rires ont attirés Viviane qui de son balcon, nous a aperçu et nous a rejoint. Nous étions heureuses, de la voir si rayonnante.

Sur la rive, un beau pirate, se reposait, je ne me souvenais pas de l'avoir déjà croisé. Curieuse, j'allais m'approcher de lui, lorsque Viviane, une main sur mon épaule me dit : «  Tu vas l'effrayer, s'il te voit trop près. Seuls les animaux arrivent à l'approcher. Cela fait des mois que je lui accorde l'hospitalité, et je ne communique avec lui qu'avec l'intermédiaire de Merlin. Je ne sais ce qu'il a vécu comme épreuves, mais il a une peur terrible de la gente féminine, même avec une peau de phoque. »

Il me fallait trouver un moyen de l'approcher. J'ai demandé de l'aide à la fée des animaux, et voilà comment une selkie se transforme, en joli petit roitelet huppé. En quelque battement d'ailes, je suis arrivée près du beau pirate. Je me suis posée et en sautillant, je suis arrivée à atteindre son épaule.

Tout en douceur, je lui ai picoré le cou, il se laissait faire, et souriait, perdu dans ses pensées. Il ne m'en fallait pas plus, pour m'inviter à continuer mon exploration en toute innocence.
Il avait ouvert les yeux, et regardait le petit oiseau que j'étais avec plein de tendresse. Si seulement, il pouvait me regarder ainsi avec mon apparence réelle.
Puis j'ai eu un moment de frayeur, lorsque j'ai vu sa grosse main s'approcher de moi, c'est impressionnant comme tout paraît gigantesque lorsqu'on fait plus que quelques centimètres.


 Il m'a pris délicatement dans sa main, et avec son doigt, il me caressait et posa un doux baiser sur le dessus de ma tête.






Puis son regard se plongea dans le mien, et j'avais l'impression qu'il ne me regardait plus comme un oiseau... Il lorsqu'il me pris dans ses bras et m'embrassa, j'ai compris que son baiser, avait annuler l'enchantement de la fée des animaux et que j'étais redevenu une moussaillonne, jusqu'à ce que je décide de revêtir ma peau de phoque.